Parentalité inspirante

Comment aider son enfant à faire ses nuits?

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J’ai cette chance inouïe d’avoir un bébé qui a fait ses nuits depuis ses trois mois. Je ne dis pas cela pour vous narguer 😉 Mais pour partager la manière dont nous gérons nos nuits familiales. Peut-être notre manière de faire peut vous inspirer ou vous aider? Il y a-t-il une formule miracle?

Les premières nuits de bébé

Quand Nathaniel est né, à l’hôpital, j’avais pu bénéficier d’un berceau demie-lune transparent, attaché à mon lit. En effet, comme j’avais eu une césarienne, j’avais du mal à me lever et donc j’ai pu avoir ce petit lit pour lui. Je me souviens comme je l’ai regardé, couché à côté de moi, toute la nuit. Pratiquement sans fermer l’oeil!

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En rentrant à la maison, je l’ai mis dans son berceau, à côté de mon lit. Il était en osier, et une fois couchée, je ne voyais pas à l’intérieur. J’ai regretté ma demie-lune de l’hôpital, d’où je pouvais l’admirer toute la nuit. Toutefois, rapidement, je me suis rendue compte que c’était bien comme cela. Je dormais en effet mieux car je n’étais pas aussi sensible à tous ses micros mouvements (contrairement à l’autre lit où je m’éveillais au moindre de ses gestes). Mon sommeil est devenu de meilleure qualité et plus réparateur.

Nous avions décidé de le laisser dormir dans notre chambre au début. J’avais lu que c’était un des bons moyens de prévention contre la mort subite du nourrisson. Et puis, je n’aurais pas pu l’avoir éloigné à plus de trois pas! Cela me rassurait de l’entendre respirer. Aussi c’était bien plus pratique, vu que je l’allaitais.

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La deuxième phase

Nous ainsi passé les trois premiers mois ensemble. Au bout d’un mois, lorsque les colliques se sont arrêtées (je vous expliquerai dans un prochain article ce que j’avais découvert et qui a marché pour moi), nous avons eu plutôt de bonnes nuits ensemble.

Arrivé au 4e mois, nous l’avons déménagé dans sa chambre. Enfin “nous”, façon de parler 😉 J’avais lu pendant ma grossesse que l’idéal, si on voulait que la transition se fasse le plus en douceur possible, était de commencer à laisser dormir bébé dans sa chambre autour des 3 ou 4 mois. Cela correspond apparemment à un certain degré de maturité de son système nerveux et du cerveau, qui fait que c’est le meilleur moment. Avant, il a besoin de notre présence pour se sécuriser. Vers 3 ou 4 mois, il apprend des mécanismes d’auto-réconfort la nuit, qui lui permettent de se calmer seul. Plus tard, il a déjà conscience et l’habitute de dormir avec ses parents, et la séparation peut être plus difficile à gérer.

Je vous parlerai plus ultérieurement du livre dont je tiens ces informations. Il s’agit d’un ouvrage de T. Berry Brazelton, pédiatre renommé, qui est une sorte de “mode d’emploi” pour les bébés.

Un pas difficile à franchir pour moi, mais qui valait la peine!

Nous nous étions donc mis d’accord avec mon mari. Toutefois, une fois les 4 mois arrivés, évidemment j’avais changé d’avis. Je ne voulais pas encore me séparer de lui la nuit! Mais mon mari a (gentillement) insisté, et nous avons fait la transition. Ma condition était d’acquérir un “baby phone” détecteur de mouvement, histoire que je sois avertie en pleine nuit, au moindre souci. En outre, il avait déjà l’habitude de dormir dans son petit lit à barreaux dans sa chambre, car c’est là qu’il faisait toutes ses siestes la journée.

Du coup, la transition s’est vraiment faite sans heurts. Dès qu’il est passé dans sa chambre, il a également fait ses nuits (de +- minuit à 6 heures du matin). Vers ses six mois, nous sommes partis en voyage. Nous avons donc à nouveau dormi dans la même chambre… L’horreur pour nous trois! En fait, il était à un stade de son développement où son sommeil était très léger (à cause de la poussée dentaire ou autre). Dès lors le moindre bruit (le lit qui grince quand mon mari se retourne), le réveillait! Nous n’avons pas beaucoup dormi cette semaine-là! On a passé nos nuits à nous réveiller mutuellement. Le retour à la maison a été un vrai soulagement: et hop, chacun dans sa chambre! Il a tout de suite refait ses nuits…

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Depuis lors, il a toujours très bien dormi. Jusqu’à maintenant!

Une nouvelle phase?

Depuis peu, nous expérimentons des nuits beaucoup plus difficiles et nous nous rendons à quel point ça peut être dur.

Mon fils est, à 21 mois, apparemment à nouveau dans une phase plus sensible au niveau du sommeil. Alors qu’il ne pleurait jamais pour aller se coucher, maintenant il hurle comme s’il avait mal ou peur (depuis environ 10 jours). Je pense qu’il fait des cauchemars. Il semble que cela commence aux alentours des deux ans. Il faut dire qu’il est également légèrement enrhumé et qu’il tousse en peu. En plus des dernières molaires en train de sortir (dur dur d’être bébé).

Il me réclame comme jamais. J’ai passé les deux dernières nuits sur un matelas par terre à côté de son lit.

Pourquoi pas dans notre lit?

Notre fils n’a jamais dormi dans notre lit. Je n’ai vraiment rien contre le cododo ou les personnes qui le pratiquent, mais cela n’a jamais été notre cas. Bien sûr il vient se rouler sur nous les samedis et dimanches matins, mais il ne montre aucune intention de s’endormir entre nous. Bien au contraire! Il rigole et joue, tire sur mes cheveux et plonge ses petits doigts dans tous les orifices de mon visage. C’est génial pour commencer la journée, fous-rires assurés! En revanche pour s’endormir, il y a mieux pour nous…

Ainsi, quand il est malade ou qu’il faut être près de lui, je dors sur un matelas dans sa chambre. Une fois de retour à la normale, il n’est pas destabilisé et a conservé l’habitude de son lit et de sa chambre.

La nuit dernière

Nous sommes allés chez les grands-parents. Il s’est endormi là dans son lit de voyage, puis nous l’avons transféré dans la voiture et son lit. Contrairement à son habitude, il s’est réveillé. Et impossible de le recoucher! Le pauvre, il criait comme s’il était terrorisé.

Je me suis donc installée sur le matelas au sol et ai passé ma main à travers les barreaux. Il me l’a saisie et la tenue fermement. Toute la nuit! Il a remué, s’est relevé, s’est retourné, a vérifié nombre de fois si j’étais encore couchée là. Mais jamais il n’a lâché ma main.

Je me suis sentie toute émue de cet instant. Tout cet amour infini et cette confiance que ce petit être de lumière met en moi. Je me suis sentie très chanceuse de pouvoir être allongée là, à côté de lui (par terre ;)). J’ai mesuré, dans la pénombre de sa chambre, tout ce que je représente pour lui. Je me suis sentie honorée d’être si importante à ses yeux. Mon petit amour…Je me suis endormie, bercée d’une grande gratitude dans mon coeur (et les doigts gelés, tellement il me serrait fort).

Le matin, quand il s’est réveillé, il a rigolé en me voyant. Je lui ai expliqué que maman peut, pour des occasions particluières, dormir avec lui. S’il est malade ou s’il a fait un cauchemar. Mais que la place de maman est avec papa dans sa chambre…

Le lendemain soir

Quand nous l’avons couché ce soir, ce que je craignais est arrivé: il nous a fait une grosse crise d’angoisse. Toutefois, j’y ai réfléchi toute la journée et j’avais quelques idées en stock. Car même si nous avions partagé un moment spécial la nuit précédente, ma place était à côté de mon mari. Et puis je n’avais plus trop envie de me refaire le matelas au sol.

Il y a une photo de nous trois dans le hall de nuit, prise le jour de son baptème. Je l’ai décrochée, et mise à côté de son lit, de sorte à ce qu’il puisse la voir, une fois allongé. Nous lui avons également mis une petite veilleuse. Enfin, je lui ai laissé une de mes chemises de nuit et que j’avais portée (pour qu’il puisse être rassuré par mon odeur).

Lorsqu’on est sorti de sa chambre, il s’est mis à hurler. Depuis le pas de sa porte, papa lui a fait “shhhhhhh” pendant une minute ou deux et il s’est endormi, étendu sur ma chemise de nuit. Ouf!

Une formule miracle pour passer de bonnes nuits?

Beaucoup de personnes me demandent comment nous avons fait pour avoir de si bonnes nuits si tôt. Je crois que cela dépend de chaque enfant.Il n’y a pas de formule miracle, selon moi. Toutefois, j’ai décidé de vous partager notre pratique, parce que peut-être, elle a également eu son importance.

Deux choses sont selon moi essentielles et à retenir (quelque soit l’âge de l’enfant):
– la cohérence
– le sentiment de sécurité.

Nous avons mis en place des routines et des habitudes, et nous nous y tenons. Si l’enfant pouvait parfois venir dans notre lit et d’autres fois non, comment pourrait-il comprendre? Nous le couchons tous les soirs vers la même heure. Nous suivons le même rituel.

Aussi, nous ne l’avons quasiment jamais ressorti de son lit après l’y avoir mis (je pense que c’est super important, voire déterminant).

Ce qui m’amène au deuxième point: nous ne le reprenons pas de son lit, mais nous ne l’avons jamais laissé pleurer non plus! Il est très important que l’enfant se sente en sécurité dans son lit. Et qu’il sache que s’il “appelle” son parent, celui-ci viendra pour l’aider. Je ne considère pas “gémir 30 secondes” dans son sommeil comme pleurer. Pour cela, on lui laisse toujours 1 ou 2 minutes (max) pour se “consoler” seul. S’il n’y arrive pas ou pleure fort tout de suite, alors on intervient.

Mais comment intervenons-nous sans le sortir du lit? Nous restons à côté et montrons notre présence Je lui carresse les cheveux, dépose ma main sur son dos ou sa poitrine, je fais “shhh” en le berçant doucement. On ne lui parle surtout pas (car cela le réveillerait complètement). Et cela marche dans 99% des cas.

Et chez vous, comment ça se passe?

Voilà, chers artistes de la parentalité, les astuces qui marchent très bien pour nous. Et vous, en avez-vous d’autres? Si vous souhaitez donner des idées à des parents qui gallèrent, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires 🙂

Aussi, si l’article vous parle, j’en ai également fait un autre, sur l’importance du sommeil (pour le lire, cliquez ici). Pourquoi un sommeil régulier et en quantité suffisante permet à nos loulous de dormir plus et mieux!

 

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