Parentalité inspirante

Comment survivre aux crises de son enfant ?

Comment survivre aux crises de son enfant ? 7 astuces efficaces qui marchent vraiment (j’ai testé pour vous)

Et voilà ! Les deux ans de mon fils sont venus frapper à ma porte. Nous voilà donc aux hurlements « si ce n’est pas la bonne cuillère », à l’effondrement et roulement par terre parce qu’on veut la voiture et pas la trottinette, et j’en passe. Et le pauvre papa en prend vraiment pour son grade : c’est dur quand ton fils se met à pleurer parce que tu rentres du travail ! Ça vous parle ?

Si vous reconnaissez certains types de ces comportements, cet article est pour vous. Votre enfant a peut-être entre 2 et 3 ans, mais 4 – 6 ans ou… 12 ans (c’est la même chose… en plus spectaculaire), il est « difficile « ? Vous voulez des trucs et astuces ? Alors suivez-moi !

Je vous partage sept astuces efficaces que j’utilise pour rester positive et bienveillante quand la situation devient difficile.

1) Utiliser l’humour

La première chose les amis : quand vous avez envie d’en pleurer, il faut en rire !

La vie est trop courte pour se prendre la tête. Dans le fond, les choses sont rarement vraiment si graves et il est inutile de se faire des nerfs pour rien ou pas grand-chose. Il se roule par terre dans le magasin ? Bien tant pis. Il arrêtera de la faire : rare sont les personnes de 30 ans qui se roulent au sol en faisant du shopping. Et s’il hurle qu’il ne veut pas manger : laissez-le, c’est son choix, il ne se laissera pas mourir de faim, il mangera plus au repas suivant. Il hurle en sortant (entrant) dans le bain ? Mettez-vous à chanter fort que lui (de préférence faux ;))  Quand il ne veut pas enfiler ses vêtements, je tente de les mettre moi, il se met à rire et me dit « Non, à moi ». Enfin vous voyez le topo.

Souvent avec mon mari, on essaie de le regarder avec attendrissement (au lieu de s’énerver) et on en rit gentiment : le pauvre, il est tout perdu, il ne sait plus où il en est. Notre rôle est de le guider à retrouver son calme. Pas de perdre le nôtre. S’il nous voit calmes et posés, il finit par s’aligner tout seul sur notre comportement. Et si on rit, il se met souvent à rire avec nous. Attention toutefois à ne pas lui donner l’impression de vous moquer de lui, car cela risque de le blesser et d’envenimer la situation.

2) Échapper belle

Évidemment, la première technique ne marche pas toujours. Après une journée chargée au boulot, une nuit courte, une trop forte intensité du comportement non-désiré du loulou, on n’a pas toujours la force et la patience d’en rire.

Dans ces cas-là et quand mon « résevoir de stress est plein », j’utilise l’autre technique : celle du « sauve-qui-peut ». À savoir, je délègue à mon mari et je m’échappe. Mon mari l’utilise à son tour, dès que c’est lui qui n’en peut plus, et je reprends le flambeau.

S’échapper consiste à passer dans la pièce d’à côté, faire une promenade, prendre une douche, un café en solo, etc. Parfois, même cinq minutes sont suffisantes pour faire redescendre la pression.

La méthode « sauve-qui-peut » peut également s’utiliser par délégation à la grand-mère, la voisine, la nounou, le tonton, etc.

3) Ne pas le prendre personnellement

Celle-ci les amis, retenez-la bien : il ne faut pas prendre les crises et les passages difficiles de votre enfant personnellement. Ses sauts d’humeur lui appartiennent. Ils ne vous concernent pas (même si vous en subissez les dommages collatéraux – on est d’accord!).

Avec les petits jusqu’à six ans, même si cela ressemble à de la provocation, cela ne l’est pas : ils se cherchent plus eux-mêmes qu’ils ne vous cherchent vous. Évidemment, les réactions fortes les amusent, les attirent et ils peuvent prendre l’habitude de vous « piquer ». Non pas pour vous blesser, mais parce que votre réaction répond à leur besoin d’attention (ou bien vous avez une tête trop comique quand vous vous fâchez tout rouge).

Ils testent les limites, il faut les définir clairement. Dans le calme et avec bienveillance. Mais fermement : quand on dit « non », c’est « non ». Ne revenez jamais sur votre décision ! (ou sur celle de votre conjoint !) : ça sape l’autorité !

Avec les plus grands, la question de la provocation peut se poser (quoique leur compréhension de la provocation ne correspond pas encore à celle des adultes). Il ne faut pas rentrer dans leur jeu. Il faut montrer et exprimer que cela nous touche, mais « qu’on est au-dessus de ça », en ignorant la « provocation ».

Crises

4) Garder à l’esprit que c’est une phase temporaire et normale

Bonne nouvelle : cette phase est TEMPORAIRE. Il y a un début et une fin. Et ensuite plusieurs recommencements. Mais en tout cas la phase ne dure pas d’une traite pendant les 15 prochaines années, il y aura des moments de répits, je vous le garantis.

C’est vraiment important de se répéter cet aspect quand on est au bout du rouleau. C’est comme l’hiver : ça peut être long, mais ça finit par passer. Et au printemps, aux premières feuilles et fleurs, on a vite fait d’oublier la rudesse de l’hiver.

Cette phase est également NORMALE. Tous les enfants passent par là, dans une plus ou moins grande mesure. Ils apprennent à se distinguer des parents, à connaître et à affirmer leur individualité. Et à ce titre, c’est un processus sain. Vous ne voudriez pas que votre enfant dise «oui» à tout et n’importe quoi venant de ses copains, de son futur patron, etc. Maintenant que vous le savez, ça va mieux, non ?

5) Être conscient qu’il n’y a rien à faire

C’est normal… Et il n’y a rien à faire. Votre enfant finira par sortir de cette phase, avec ou sans que vous l’y « contraigniez ». Et je ne pense pas qu’être trop strict, ferme voire violent pendant cette période de son développement accélère le processus.

Au contraire, selon Catherine Guéguen, pédiatre qui se base sur les neurosciences, cela retarderait même la maturation du cerveau. Or c’est bien l’immaturité du cerveau qui est à l’origine de ces crises et de ces comportements un peu « extrêmes ».

Alors « sit-back, enjoy and try to relax”! Plus facile à dire qu’à faire. Et pourtant la maturation du cerveau de notre enfant (et le comportement qui en découle) est « hors zone de notre influence ». Dès lors, ne nageons pas à contre-courant et « let’s go with the flow ». Souvenez-vous: ce à quoi on résiste persiste, comme le dit mon mentor François Lemay.

Cette phase difficile a sa raison d’être. il faut prendre son mal en patience.

6) Choisir ses batailles

S’il ne fallait retenir qu’un conseil retenez celui-ci : choisissez soigneusement vos batailles. N’intervenez que quand cela est vraiment nécessaire, donnez à votre enfant autant d’autonomie que possible. Ne le reprenez pas sans arrêt, ne dites pas « non » à tout. Seulement à ce qui est vraiment important par rapport à vos valeurs et à sa sécurité. Vous n’aimeriez pas non plus qu’un collègue ou supérieur hiérarchique vous recadre en permanence, sous prétexte qu’il a plus d’ancienneté/sait mieux que vous, si ?

Soyez cohérent dans ces choix de bataille. Et soyez prêt à vous répéter. Beaucoup. Mais je vous assure que cela finira par rentrer. À force de patience et de résilience. Vous l’aurez à l’usure 😉

7) Se coucher avec les bons souvenirs de la journée

Enfin, une belle habitude que nous avons adoptée avec mon mari, c’est de se remémorer tous les « instants adorables » de la journée. Au moment du coucher, on aime bien revenir sur telle ou telle chose mignonne que notre fils a faite, tel progrès qu’il a accompli, les mots qu’il arrive à prononcer maintenant, les câlins spontanés qu’il nous a donnés, etc.

Cette petite habitude permet vraiment de mettre le spotlight sur les beaux moments partagés, plutôt que sur ce qui a été négatif. Les neurosciences ont montré qu’on renforce les choses sur lesquelles on porte notre attention. Alors pourquoi ne pas essayer ?

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