Parentalité inspirante

L’importance de la présence à nos enfants

présence

Lorsque j’ai lancé mon blog, je me suis promis une chose: mon projet de L’Art de la parentalité et ma vie de blogueuse ne peut en aucun cas priver mon fils de sa maman.

Il faudrait avouer que ce serait un paradoxe: une maman qui néglige son enfant… pour parler de parentalité bienveillante et positive!

Toutefois, ce soir, pour la première fois, je n’ai pas tenu ma promesse, et j’ai brisé le petit coeur de mon petit garçon.

Pour la petite histoire

J’avais ce soir un wébinaire live de la formation que je suis actuellement de Martin Latulippe, l’Académie Zérolimite. En gros, je continue à me former pour voir comment vous délivrer la meilleure valeur possible et comment affiner le sujet que j’ai à offrir. Comme c’est du direct, il n’y a donc pas moyen de mettre sur “pause”.

Nous avons donc mangé ensemble en famille comme à notre habitude. Ensuite, je me suis installée, avec l’ordinateur à côté de moi. Nathaniel est venu voir avec curiosité. Je lui ai dit que maman devait regarder Martin. Il a dit “Nooooon, Ma’tin”.

Du coup mon mari et lui sont sortis promener le chien. À leur retour, Nathaniel est venu me chercher par la main “Maman à main” pour qu’on monte exécuter notre routine du soir. J’ai donc laissé mon wébinaire en direct, et je suis montée avec lui et son papa. Nous avons réalisé (un peu rapidement) le cycle de la routine du soir, je lui ai même lu une histoire, puis je suis redescendue. Mon mari lui a lu une deuxième histoire et l’a bordé.

Oh oh…

Lui qui ne pleure jamais pour se coucher, a éclaté en pleurs. J’ai vite fait le rapprochement, et je suis montée. Il avait l’air tellement triste, le pauvre. Il ne comprenait pas pourquoi je lui préférait l’ordinateur et Martin. En effet, nous avons pour règle d’éviter en sa présence (3 heures par jour donc en semaine) d’être connectés.

Je me suis couchée dans le lit à côté du sien et je lui ai pris la main. Pour la toute première fois, il ne me l’a pas serrée…

Contrairement à son habitude, il ne m’a pas souri, et est resté à regarder de l’autre côté. Je lui ai dit qu’il était la chose la plus importante pour moi au monde. Il m’a dit “Oui…” (l’air de dire “c’est cela, oui…”)

Je lui ai fait un bisou de bonne nuit, il n’a pas bougé. Sans pleurs, rien.

Je suis descendue, et c’est moi qui suis partie en sanglots, car j’ai ressenti que je l’avais vraiment blessé. Il n’a pas compris. Il n’a même pas fait de scène, mais je pouvais sentir la douleur que je lui avais causé, petit coeur.

Un des secrets du bonheur

Un jour, un collègue m’a dit: “Tu sais quel est le secret du bonheur dans un couple?” “C’est de ne jamais se coucher fâchés l’un sur l’autre”.

Et cela fera 10 ans (cet été), que mon mari et moi respecté ce principe (et ça marche!)

Dans le même ordre d’idée, mon coeur me serrait à l’idée qu’il s’endorme sur ce sentiment de tristesse. J’aurais pu “laisser comme ça”, il ne pleurait pas et ne demandait rien, mais j’avais failli à ma promesse à lui et à moi-même.

Je suis donc remontée, je me suis couchée dans le lit d’à côté et j’ai repris sa main. Je me suis excusée de lui avoir manqué de considération, et dans une certaine mesure, de respect. Il m’a serré alors très fort la main (ce qui lui ressemble beaucoup plus!) et m’a fait un grand sourire. C’était pardonné.

Je lui ai chanté deux, trois berceuses, et il a chantonné avec moi. Je lui ai ensuite annoncé que j’allais lui faire un bisou et que j’irai moi aussi me coucher bientôt. Il a dit “maman dodo” et s’est installé pour dormir.

Rien n’est plus précieux que le lien, la connexion

Cela a dû me prendre 10 min. J’ai perdu 10 min de mon wébinaire…

Mais ce que j’ai gagné! Le bonheur d’avoir fait la paix avec mon fils avant qu’il ne s’endorme! La satisfaction de savoir qu’on peut commettre des erreurs, mais qu’on peut aussi les réparer. Si on a l’humilité et le discernement pour le faire. J’ai permis à mon fils de s’endormir avec le sentiment que je suis là pour lui et qu’il est un être exceptionnel, juste par ce qu’il est lui. Il a appris qu’il pouvait exprimer un besoin, une tristesse et qu’il y sera répondu, sans qu’il ait à se battre, à crier, à pleurer pour se faire comprendre et à obtenir mon amour et mon approbation.

Notre lien est, j’en suis sûre, ressorti renforcé de cet épisode.

Pour ceux qui suivent le blog, vous savez sans doute que mon fils fait de très bonnes nuits depuis… toujours. Quasiment. Tous les enfants sont différents et j’ai certainement de la chance avec le mien sur ce coup-là.

Ceci étant dit, nous avons particulièrement veillé à faire du moment du coucher non seulement une routine. Mais aussi un grand moment de bonheur partagé, de tendresse et de connexion. Et je pense que cela joue dans la facilité avec laquelle mon fils va se coucher tous les soirs (et même pour les siestes) et manifeste même son plaisir à le faire.

C’est pourquoi aussi, le laisser s’endormir sur une note négative ne me plaisait pas.

C’est peut-être un peu exagéré?…

Il y a certes un degré un peu fort à ressentir et à interpréter les choses comme je l’ai fait ce soir. Peut-être même culpabilisant. Je m’en excuse, la culpabilisation des parents n’a aucun intérêt et ne sert à rien.

Ce que je souhaite en évidence et qui à mon sens est super important, c’est la qualité du lien qui nous relie à notre enfant. Et ce lien-là est fragile, ténu, et a besoin d’être entretenu avec soin.

PRENEZ LE TEMPS de CONNECTER avec votre enfant. Apprenez à vraiment le connaître, à vraiment le comprendre. Et montrez-le lui. Mettez-vous à son niveau. Mettez-vous dans ses chaussures et testez ce que vous ressentez, ce qu’une situation ou une autre a suscité en vous.

Pour être un parent imparfait mais inspirant, chouchoutez ce lien d’empathie que vous pouvez avec votre p’tit loup. Et je vous garantis qu’il vous le rendra bien.

 

Si vous avez connu des expériences similaires ou vous souhaitez poser des questions sur des situations pour lesquelles vous avez besoin d’inspiration, n’hésitez pas à me laisser des commentaires, j’y répondrai avec plaisir.

Prenez bien soin de vous et de vos bout’chous, chers artistes de la parentalité, je vous dis à bientôt.

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