Parentalité inspirante

L’importance du sommeil

Education bienveillante

Mon fils est-il Dr Jekyll et Mr Hyde ?

Mon fils (à 18 mois), mon petit soleil, est un gentil petit chou, qui rigole tout le temps, qui aime partager, faire des câlins et croquer la vie à pleines dents – un amouuuur de bébé! Il est adorable… sauf quand il n’a pas eu son quota de d’heures de sommeil. C’est un phénomène que j’ai observé systématiquement. Comme il a fait ses nuits très petit (dès trois mois et ça dure depuis, je touche du bois) et de façon très uniforme, cela m’a donné la possibilité d’observer la moindre variation dans nos habitudes.

Chaque fois qu’il se couche plus tard (car nous étions de sortie, en vacances ou autres) et/ou n’a pas fait ses siestes (car en plus de dormir la nuit il a toujours fait des siestes de presque trois heures par jour au total), mon bébé sympa et coopératif se transforme en petit monstre. Littéralement. Il devient complètement méconnaissable. Hargneux, provocateur, il pleure pour un rien. Paradoxalement, il ne veut pas dormir ensuite non plus. Moins il dort, moins il veut dormir.

Les besoins de sommeil

Les besoins de sommeil varient d’un enfant à l’autre et les quantités ne sont pas toujours aussi importantes que pour le mien. En revanche, tous les enfants ont des cycles de sommeil. Lorsqu’ils présentent les premiers signes de fatigue (bâillements, yeux/nez qui piquent, irritabilité, etc.), leur corps et leur cerveau réclament du repos. La nature est bien faite, c’est aussi à ce moment-là que l’endormissement se passe le mieux.

Une fois passé ce stade, cela peut être plus difficile. Ces cycles reviennent aux mêmes heures, d’où l’importance des routines. Empiriquement, je pense que si ces cycles ne sont pas respectés de façon régulière, ils risquent de se désorganiser et donner l’impression de disparaître. L’enfant et les parents ne savent plus s’orienter. L’enfant passe “the point of no return” (comme on le dit avec mon mari). Là il faut attendre qu’il s’effondre de fatigue pour s’endormir.

Le problème, outre les difficultés d’endormissement, c’est que s’il n’a pas suffisamment dormi, le lendemain, il sera beaucoup plus vite fatigué. Or la fatigue inhibe le fonctionnement du cortex préfrontal (tant chez les petits, que chez nous les parents). Qu’est-ce que cela veut dire? Concrètement, on a beaucoup plus de mal à contrôler ses émotions, on est plus enclin à se mettre en colère, à être irrité/irritant et à “péter un câble”.

Rapidement, on voit le cercle vicieux se dessiner. Si bébé ne dort pas, je ne dors pas. Et je suis fatiguée moi aussi, super irritable alors que lui est pour le moins… irritant. Du coup, tout le monde est hyper sensible, à fleur de peau, et là la journée paraît looongue, voire parfois pénible.

Enfin, si je pousse la réflexion selon ce principe un peu plus loin: un enfant qui régulièrement ne dort pas assez, même s’il n’a pas l’air fatigué (car il en a pris l’habitude), va selon moi être beaucoup plus “difficile” car il aura du mal à contrôler ses émotions, à se concentrer. Il se sentira “incapable” dans différents domaines et risquera même de perdre de la confiance en lui. Cela entrainera d’autres soucis (il s’agit ici de cas que j’ai observés dans le cadre de mon travail avec les enfants à la garderie).

S’adapter au rythme de l’enfant

Mon conseil-astuce: respecter les horaires du dodo (en journée et en soirée) dans la plus grande mesure du possible, même avec les plus grands. Ce n’est pas toujours faisable, pour différentes raisons, et c’est ok. Mais je conseillerais vraiment de se tenir à sa routine au maximum (même le weekend et en vacances). Ca peut être un peu pesant et contraignant, mais tellement mieux que de voir Mr Hyde débarquer!

Nous faisons régulièrement des exceptions (de l’ordre d’une fois par semaine, généralement le weekend). Toutefois, nous savons d’avance qu’il ne faut pas être ambitieux pour le lendemain (comme il va d’office être “compliqué”, rien de sert de prévoir une sortie au resto par exemple), et nous en prenons la responsabilité (nous les adultes, car il s’agit de notre décision de sortir).

Dans le même ordre d’idée (et j’ai vraiment vraiment du mal moi-même), il faut savoir se faire du bien et aller se coucher quand on est KO, même s’il reste la vaisselle à faire, les factures à payer, ou l’article blog à écrire. On se sent tellement mieux et on profite tellement plus de la vie et de ses enfants quand on n’est pas tiré vers le bas toute la journée par une fatigue assommante, en lutte avec ses émotions et ses difficultés de concentration.

Prenez soin de vous 🙂

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