Parentalité inspirante

Plus heureux en famille grâce à la psychologie positive

Avez-vous déjà entendu parler de la pensée et/ ou de la psychologie positive? Peut-être êtes-vous familier avec le film “Le Secret” ? Vous vous demandez certainement pourquoi je vous en parle.

Je voudrais vous en donner quelques principes et vous montrer comment j’essaie de les appliquer pour moi-même et au sein de notre famille. Ensuite, j’aimerais vous inviter à les réinventer pour vous et les mettre EN PRATIQUE à votre sauce.

C’est quoi la pensée positive?

La pensée positive a été popularisée par le film “The Secret” (“Le secret” en français) et nous vient États-Unis. Même si elle est très à la mode pour le moment, cette “philosophie” n’est en fait pas nouvelle. Elle remonte au 19e siècle. L’idée est de se concentrer sur un objectif, en le voulant très fort, et grâce à la visualisation, cet objectif se réalise. Un peu comme par magie.

Pour ou contre?

C’est justement ce que dénoncent ses détracteurs, ce côté “magique”. Personnellement, je suis également “contre”. Dans le sens où, en effet, je ne pense pas que c’est en restant assis dans son salon en espérant quelque chose passionément que cela va se produire.

Toutefois, je suis “pour” considérer la pensée positive comme une première étape (voir la vidéo d’Olivier Roland, mon mentor, où il explique sa perception de ce concept). J’ai appris à présent par expérience que le fait de vouloir quelque chose avec enthousiasme et le visualiser, permet déjà de se rapprocher de cet objectif. De préparer son mental à accueillir les choses qui iraient dans ce sens et à se focaliser dessus. Un peu comme un filtre, qui élimine les informations “parasites” et ne laisse passer que ce qui nous intéresse.

En revanche, pour voir votre objectif se réaliser, il y a l’étape suivante, qui est indispensable: le passage à l’action! Et attention, l’écart est plus grand entre le savoir et le passage à l’action qu’entre l’ignorance et le savoir.

Quelle est la différence avec la psychologie positive?

La psychologie positive est plutôt un “état d’esprit”. Il s’agit de quelque chose de plus global, de plus permanent. Une attitude qui, sur la durée, permet d’être plus heureux.

A l’école, et globalement dans le monde qui nous entoure, nous avons plutôt tendance à nous focaliser sur les choses négatives (les fautes, les erreurs à corriger, les défauts des gens). Historiquement, il en dépendait la survie de notre espèce. Il valait mieux mettre l’accent sur les dangers (le mammouth au coin de la grotte) plutôt que sur le positif (les belles fleurs qui poussaient dans le champ).

Mettre le focus sur le positif dans notre vie a de très nombreux avantages. Même si le but n’est pas de voir le monde comme “le pays des bisounours”. Se focaliser sur les choses positives permet “d’entraîner ses neurones” à voir les choses sous cet angle.

Adopter une attitude positive globalement permet d’être en meilleur santé, plus motivé et d’avoir plus d’enthousiasme.

Voici 5 conseils issus de mon expérience pratique de cette approche positive dans notre quotidien.

1) Regardez le bon côté des choses

Dans toute situation négative, il y a quand même des choses positives. C’est le principe du verre à moitié vide ou à moitié plein.

Psychologie positive
Psychologie positive

Par exemple, nous sommes en vacances, notre fils nous réveille à six heures du matin. Nous sommes tellement fatigués et vraiment nous rêvions de nous reposer! Nous avons le CHOIX: a) rester de mauvaise humeur toute la matinée en nous répétant qu’il nous a réveillé tôt; b) nous dire tant pis, maintenant que l’on est tous réveillés, allons faire une balade de bon matin sur la plage, avant qu’elle ne soit bondée. Tout le monde fera une sieste plus tard.

Apprenez aux enfants à voir le bon côté des choses également. Cela leur servira tellement dans la vie!
Déjà, s’ils vous voient faire preuve d’imagination pour tourner les choses négatives en quelque chose de bien, ils y verront un exemple, un mode de vie à reproduire, car il leur sera familier.

Ensuite, n’hésitez pas à leur expliquer, à mettre des mots sur une déception et montrer leur comment la tourner à son avantage. Par exemple, vous arrivez au manège, qui est déjà fermé. Grosse crise probable. Laissez-la passer, puis expliquez que vous comprenez son émotion et sa déception et que c’est légitime. Mais que vous ne pouvez rien y faire. Le bon côté, c’est que vous pourrez revenir demain et du coup profiter en même temps de manger une glace car ce sera en journée.

Ou encore, une fois qu’ils en ont un peu plus l’habitude, vous pouvez dire: “Oui, je comprends que cela te rende triste, mais essaie, pour voir, si vraiment il n’y aurait pas un avantage à cette situation”. Avec le temps, ce sera un réflexe que l’enfant aura et son cerveau fera ce “déclic” de lui-même.

2) Visualisez les choses qui vous font du bien

Quand j’ai un mauvais moment à passer (par exemple chez le dentiste, un entretien d’embauche qui me stresse, etc.), je repense à des moments agréables où je me suis sentie bien, en paix, à ma place. Cela ne résout pas tout, mais au moins la tension descend.

Psychologie positive
Psychologie positive

Aidez votre enfant à faire la même démarche. Il stresse pour un examen, un rendez-vous médical? Dites-le que vous le comprenez et que c’est normal. Puis parlez ensemble d’un souvenir agréable. Questionnez-le sur ce qu’il a envie de faire après? Comment il va se sentir? L’idée c’est de le faire (re)vivre un moment agréable pour focaliser son attention sur quelque chose de positif.

Au sein de notre famille, nous parlons beaucoup de nos projets. Nous essayons non pas de les discuter dans leurs détails, mais de les visualiser/les ressentir une fois qu’ils seront déjà accomplis. “Nous partons à la mer, je vois déjà les plages de sable s’étendre devant nous, et j’entends déjà le bruit de la mer. Je sens presque le sentiment de calme qui m’habite à cette vue”. Quand nous avons fait les travaux de rénovation de la cuisine, nous nous prejettions aussi déjà sans le mur qu’il fallait abattre; on voyait le petit jouer dans le salon, alors que nous mijotions un petit plat dans la cuisine. Cela nous a aidé à traverser les trois mois de chantier horrible, sans cuisine, poussière partout, avec un bébé en bas-âge. En fait, nous en gardons même un bon souvenir.

3) Ne “restez pas dans votre tête”

Je parle de visualisation, que je pense être un outil pratique. Toutefois, rester à ce niveau-là n’est pas suffisant!

Je vous présente le concept d’”action imparfaite mais inspirante”, que j’ai appris de mon autre mentor, Nicolas de Vicq. Perfectionniste à la base, j’ai du mal (peur?) à passer à l’action avant d’être suffisamment sure de mon coup ou maîtriser suffisamment la chose. C’est une erreur.

Apprenons et montrons à nos enfants qu’il ne faut pas “être parfaits pour être heureux”, ni pour réussir, ni pour s’améliorer. Regardons ce qui est positif dans une action accomplie: votre enfant essaie d’apprendre à rouler à vélo. Il n’y arrivera pas en attendant qu’il soit prêt. Il doit essayer. Au départ, il ne parcourera que 5 mètes, puis 10, puis plus. Et même s’il tombe à la fin, il aura progressé. L’imporant c’est de montrer les progrès obtenus et de les valoriser.

Ainsi, non seulement une réussite totale apportera du bonheur, mais aussi toutes les étapes avant.

4) Faites preuve de gratitude

Soyez profondément reconnaissant pour tout ce que vous avez déjà. Tous les jours. Tout le temps si possible. C’est la première étape pour arriver à plus, et plus loin.

Apprenez aux enfants à faire de même. Petit exercice à instaurer au moment du coucher: mettez en lumière, chacun à son tour, les trois éléments qui ont permis à votre journée qui se finit d’avoir été exceptionnelle. Je le fais déjà avec mon petit loup qui ne parle par encore! Pendant qu’il prend son biberon du soir sur mes genoux, je lui dis à l’oreille “ Wow, tu as eu une super journée: tu as vu mamie, tu as joué avec tes copains à la crèche et on a fait le tour du quartier avec maman et ta voiture préférée. Maman aussi a eu une belle journée: elle s’est acheté de belles fleurs, elle a fait une bonne promenade avec toi et la voiture et elle a fini son projet au travail”.

Gratitude
Psychologie positive

5) Décentrez-vous et focalisez-vous sur les autres

La qualité de nos interractions avec les autres sont une des clés du bonheur.


Se focaliser sur les qualités de quelqu’un et faire quelque chose pour autrui relèvent de la psychologie positive et rend heureux.

Commencez déjà vous-même à mettre la lumière sur les qualités de vos enfants, plutôt que sur leurs défauts. Ils en auront plus confiance en eux, et apprendront à en faire de même par rapport aux autres.

Par exemple, mon fils est timide, mais en même temps drôle. Je valorise son sens de l’humour! Je lui dis “Vraiment mon chéri, tu me fais bien rire quand tu fais ça, tu as un vrai talent”. Sa timidité s’en ira probablement d’elle-même avec le temps! Si en revanche, je lui répète “ne sois pas timide”, je risque au contraire de renforcer cette attitude. Avec pour effet collatéral de me rendre triste à la longue (car je crains qu’il ne pourra pas se débrouiller dans la vie en étant timide). Il apprendra de lui-même à accorder plus d’importance à ce qui est bien chez lui (et chez les autres) qu’à ses faiblesses.

De même, faites quelque chose pour les autres (vos enfants par exemple) – des actions désintéressées. Faire plaisir, donner de son temps, partager sa bonne humeur. Ce qui est beau dans ce principe, c’est que tel une bougie qui en allume une autre par son feu, on peut donner, sans rien perdre de la flamme qui nous anime.

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